
L’histoire de Visiteurs commence à Paris, au milieu des années 1980, près de l’opéra Garnier, dans le quartier historique du tourisme de la capitale. Entre les agences de voyages, les bureaux de compagnies aériennes et les sièges de tour-opérateurs, il y a quelques bistrots. Installés à la table de l’un d’entre eux, deux jeunes hommes, même pas trentenaires, conversent avec passion. « C’est vraiment comme ça que tout commence : autour d’une bière, et sur les conseils de Patrick Chalain », se rappelle Didier Rabaux. Le fondateur de l’International Business Club connaît les « deux Didier ». Persuadé qu’ils pourraient bien s’entendre, il provoque cette rencontre qui s’avèrera décisive.
À l’époque, les « deux Didier » évoluent déjà dans le tourisme. Mais chacun dans son coin. Ancien guide au Club Med, où il a retenu qu’il fallait « éclater le client » à chaque instant, Didier Rabaux envoie des groupes en Turquie pour Eden Voyages, qui n’existe plus aujourd’hui. Quelques rues plus loin, Didier Blanchard, d’abord formé à l’architecture, fait la même chose, mais pour un autre pays, la Grèce, et pour un autre voyagiste disparu depuis, Syrtaki Tours. Chacun cultive son réseau, notamment auprès des comités d’entreprise et des associations. Les clients sont ravis, et reviennent… mais pas indéfiniment.
Les affaires démarrent très bien
« Lorsque l’on travaille sur une seule destination, c’est difficile de fidéliser », reconnaît Didier Rabaux. Naît alors l’idée de se lancer, en vendeur indépendant, avec la possibilité de vendre les produits d’autres voyagistes. Une idée qui traverse aussi l’esprit de Didier Blanchard. « On finit donc par se rencontrer… et on accroche tout de suite », sourit Didier Rabaux. Nous sommes en novembre 1986, et « Partir », un tout nouveau voyagiste, décroche sa licence auprès d’Atout France.
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[SAGA] Visiteurs : 40 ans, le bel âge
