
Aux États-Unis, le nombre d’arrivées de visiteurs étrangers (hors Canada et Mexique) s’est élevé à 2,5 millions en mars 2026. Soit une hausse de 3,6% par rapport à l’année dernière. Et un signe positif pour le tourisme international américain, en baisse depuis neuf mois consécutifs jusqu’à la publication de ces derniers chiffres. « Ce chiffre représente 85,8 % du volume enregistré en mars 2019 », indique le National Travel and Tourism Office (NTTO).
L’Europe s’affiche en hausse (+3,5%). Les clientèles venues du Moyen-Orient, dont les voyages sont rendus compliqués voire impossibles par la guerre qui secoue la région, désertent la destination (-54,1%). Malgré cette légère embellie, le nombre total de visiteurs internationaux recule de 0,9% sur le premier trimestre de l’année 2026.
Les Canadiens continuent de bouder les États-Unis
D’autres marchés clés pour les États-Unis n’ont pas retrouvé leur amplitude. Les Canadiens continuent de bouder leur turbulent voisin (-7,3%) et le Mexique, devenu le premier marché émetteur pour le pays, recule plus encore (-10,7%). Mais d’autres signaux nourrissent l’optimisme des professionnels américains du tourisme, comme la hausse des flux depuis le Royaume-Uni (+3,3%) ou du Japon (+8,3%).
Augmentation du prix de l’Esta, rhétorique agressive de Donald Trump, inflation, polémiques sur l’éventuelle surveillance des réseaux sociaux des voyageurs, frais de visas en hausse paralysie aux postes-frontières des aéroports ou encore extension du Travel Ban : les raisons expliquant le déclin du tourisme international aux États-Unis sont nombreuses. Sur le marché français, les ventes de séjours via les agences de voyages chutent de plus de 50% en mars 2026.
Selon une étude du World Travel & Tourism Council (WTTC), le manque à gagner pour l’industrie touristique américaine s’élève à 12,5 milliards de dollars en 2025. Les professionnels américains du secteur, via l’U.S. Travel Association, s’inquiètent également des conséquences sur l’emploi dans le pays, alors que le tourisme génère 15 millions d’emplois outre-Atlantique.
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