Hopscotch Tourism (ex-Interface) veut doubler de volume d’ici 2030​Florian De Paola

L’annonce du rachat d’Interface Tourism – devenue depuis Hopscotch Tourism – par la troisième plus grosse agence de communication de France (après Publicis et Havas) en 2023 n’était pas passée inaperçue. « Depuis, nos équipes ont rejoint celles d’Hopscotch, et l’intégration est désormais terminée », explique Blaise Borezée, vice-président exécutif d’Hopscotch Tourism. Et les fameuses synergies tant recherchées par les entreprises qui en rachètent d’autres ont commencé à se mettre en place.

L’agence a par exemple obtenu la réalisation de la campagne de lancement de la marque Explore Savoie. Organisée autour d’un ambitieux projet de série dans la communication touristique institutionnelle française, elle a nécessité l’intervention « d’experts qu’on n’aurait jamais pu mobiliser auparavant », indique Blaise Borezée. Des talents présents dans les différents services d’Hopscotch, complémentaires au savoir-faire touristique de l’ancienne équipe d’Interface.

Des projets d’envergue impossibles à décrocher sans Hopscotch

Hopscotch Tourisme accompagne aussi l’Office national marocain du tourisme (ONMT) sur « le pilotage de ses réseaux sociaux à l’échelle mondiale », s’enorgueillit Blaise Borezée. « C’est, là encore, un projet qui a mobilisé des experts de tout le groupe. Nous n’aurions pas pu nous positionner sur ces deux appels d’offres » sans la structure d’Hopscotch, c’est-à-dire à l’époque Interface, concède Blaise Borezée. Le fait de décrocher des projets d’envergue constitue même l’un des principaux leviers de croissance de l’agence.

« Nous avons les mêmes ambitions que notre groupe d’ici 2030 : doubler notre activité » en chiffre d’affaires. Cela passera donc par la quête de nouveaux clients – Hopscotch Tourism en représente actuellement une trentaine en France – dans l’Hexagone, « où nous sommes déjà bien implantés », mais aussi à l’international. Pour ça, l’agence s’appuie notamment sur la quarantaine de bureaux installés par son groupe à l’étranger.

Des ambitions à l’international

« Nous devons aller chercher de la croissance en Allemagne, au Royaume-Uni, au Moyen-Orient ou encore en Amérique du Nord » mais aussi auprès des « acteurs privés » (hôteliers, compagnies aériennes…). Hopscotch Tourism va aussi accélérer en B2C, avec le lancement de services visant à optimiser le référencement via l’intelligence artificielle (GEO). « Avec l’IA, les enjeux de communication évoluent très vite, et nous voulons les transcrire dans nos services », justifie Blaize Borezée.

Hopscotch Tourisme va aussi monter un Pavillon Français pour l’édition 2027 du Fitur, le grand salon B2B du tourisme espagnol. À défaut d’un espace organisé par Atout France, c’est l’agence de communication qui s’y colle. « L’Espagne, c’est la porte d’entrée des touristes d’Amérique latine en Europe. C’est indispensable que la France soit représentée sur ce salon », estime Frédéric Bedin, le président du directoire d’Hopscotch Groupe. L’agence espère attirer une vingtaine d’exposants pour cette première. « Un nouvel exemple d’initiative qu’on n’aurait pas pu mener sans l’envergure du groupe. »

Avec cette stratégie, Hopscotch Tourisme espère se positionner « comme une agence de référence mondiale » dans le marketing touristique. En 2025, le groupe a enregistré 270 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le tourisme y a contribué pour environ 15%.


Dubaï et l’Arabie saoudite, deux clients « optimistes » malgré la guerre au Moyen-Orient

Hopscotch Tourism représente, de longue date, les offices de tourisme de Dubaï (Émirats arabes unis) et de l’Arabie saoudite. Deux clients secoués par le conflit en cours au Moyen-Orient. « Mais ce sont deux clients optimistes, qui ont une vision à long terme. Dubaï a stoppé ses campagnes, et elles reprendront », quand cela sera pertinent, explique Blaise Borezée. L’émirat communique actuellement « pour réassurer, pour informer », et se montre « très actif ». L’Arabie saoudite, elle, s’inscrit dans une dynamique similaire, « même si l’activité touristique religieuse n’est pas arrêtée ». Hopscotch Tourism travaille par ailleurs déjà aux plans de relance, « qui seront très importants », des deux destinations.

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