
Le tourisme est aux abois à Cuba. Entre janvier et mars, l’île des Caraïbes a accueilli 298 057 visiteurs, soit 48% de moins qu’à la même période en 2025, selon des chiffres publiés par l’Office national de la statistique et de l’information (ONEI). La chute a été particulièrement marquée en mars où seuls 35 561 touristes sont arrivés sur l’île. Un niveau au plus bas et du jamais vu depuis la crise sanitaire.
Au cours du premier trimestre, le nombre de visiteurs venant du Canada, premier pourvoyeur de voyageurs sur l’île, a enregistré une chute de 54%. Les arrivées en provenance de Russie ont baissé de 37%, tandis que celles de Cubains de l’étranger, pour la plupart résidant aux États-Unis, ont reculé de près de 43%.
Les compagnies aériennes boudent Cuba
Le tourisme, deuxième source de devises pour le pays, était déjà fragilisé ces dernières années par la crise économique que traverse le pays depuis la pandémie et le renforcement des sanctions américaines sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Entre 2019 et 2025, les recettes du secteur ont ainsi baissé de 70%, selon des calculs basés sur des chiffres officiels.
En 2025, avant l’imposition par Washington de sanctions énergétiques contre Cuba, les arrivées de touristes avaient déjà reculé de près de 18%. Après l’annonce de pénuries de kérosène dans les aéroports du pays, plusieurs compagnies aériennes canadiennes, russes et européennes ont annoncé la suspension de leurs vols, sans date précise de reprise pour l’heure.
Outre le tourisme, le blocus énergétique américain touche de plein fouet d’autres secteurs pourvoyeurs de devises, comme l’exploitation du nickel et du tabac. Washington met également la pression sur les pays bénéficiant de services médicaux cubains, autre source majeure de revenus pour l’île.
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