Chômage partiel : des agences attendent, Serge Papin ouvre la discussion​Linda Lainé

Les Entreprises du Voyage (EdV) souhaitent notamment « un traitement plus rapide des dossiers » et une « attention particulière » de la part des services régionaux de l’emploi et du travail (Dreets). Pour les entreprises multi-établissements comme les agences avec plusieurs points de vente, Valérie Boned plaide pour un regroupement des demandes afin de faciliter les démarches.

Depuis environ dix jours, le ministre Serge Papin a « signé une doctrine » allant dans le sens de ces demandes, censée être appliquée par les services en région. « C’est ce que nous avons obtenu pour le secteur du voyage » incluant les agences et les voyagistes.

Une doctrine pas encore appliquée

Serge Papin a mis en place cette doctrine pour un mois, renouvelable chaque mois jusqu’en décembre 2026 selon l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Toutefois, son application sur le terrain reste encore incomplète, « ce qui crée des frictions ». « Il faut que la doctrine redescende maintenant dans les services pour être réellement appliquée », estime Valérie Boned. 

Le secteur demande aussi un coup de pouce financier, comme ce fut le cas lors de la pandémie de Covid-19. « Nous voudrions avoir une activité partielle aidée », soit une aide de l’État. Pour l’instant, le gouvernement donne la priorité à d’autres secteurs : la pêche, l’agriculture, le transport, a rappelé Serge Papin, ministre en charge du Tourisme, lors du congrès des EDV. 

Vers une aide financière ?

« Le Premier ministre a dit que d’autres secteurs pourraient être en discussion, a-t-il toutefois ajouté. Je ne m’engage surtout à rien. Mais je peux m’engager à en discuter », a indiqué Serge Papin en plénière lors du congrès des EDV à Disneyland Paris. Soulignant que c’est une question « d’arbitrages » au sein du gouvernement. « On va défendre la cause », a-t-il conclu.

Au regard de la guerre au Moyen-Orient, des agences de voyages et des voyagistes envisagent de mettre en place l’activité partielle. Laurent Abitbol, président de Marietton Développement, n’écarte pas cette hypothèse si la situation devait s’aggraver. Mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour, a-t-il confié à L’Écho touristique. Interrogé sur le sujet en mars 2026, François Piot, PDG du groupe lorrain Prêt à Partir, estimait pour sa part que le chômage partiel était pour lui « inenvisageable et inutile ».

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