Hôtels à New York : des femmes de chambre vont gagner plus de 100 000 dollars par an​David Savary

Selon des informations révélées par le New York Times, les femmes de chambre figurent parmi les principales bénéficiaires de cet accord signé entre le syndicat Hotel and Gaming Trades Council et l’Hotel Association of New York City, qui regroupe la plupart des hôtels à New York.

Leur rémunération horaire devrait passer d’environ 40 dollars (46,60 euros) aujourd’hui à plus de 61 dollars (71,10 euros) à l’horizon 2034. Pour un emploi à temps plein, cela représenterait un salaire brut annuel de près de 127 000 dollars (148 000 euros).

Dès 2032, la rémunération de certaines femmes de chambre pourrait déjà dépasser le seuil symbolique des 100 000 dollars (116 560 euros) annuels. L’accord concerne également de nombreux autres métiers de l’hôtellerie, allant des agents d’accueil aux personnels de restauration.

Une répercussion sur le prix des nuitées

Pour les professionnels, la hausse des charges salariales devra être compensée par une augmentation des tarifs. L’association des hôtels de New York estime que les coûts d’exploitation pourraient progresser d’environ 15% dans les prochaines années. Cette perspective inquiète particulièrement les établissements de milieu de gamme, dont la clientèle est davantage sensible aux prix. Les hôtels de luxe, eux, comptent sur une clientèle internationale à fort pouvoir d’achat pour absorber ces nouvelles augmentations.

La ville, où le coût de la vie s’avère élevé, figure déjà parmi les destinations urbaines les plus onéreuses au monde. Selon les données du spécialiste de l’immobilier d’entreprise CoStar, le tarif moyen d’une chambre d’hôtel a atteint 334 dollars (390 euros) par nuit en 2025. À Manhattan, les prix dépassent fréquemment 500 dollars (582 euros), voire 600 dollars (700 euros) la nuit une fois les taxes incluses.

La Coupe du monde ne remplit pas les hôtels

L’accord intervient dans un contexte paradoxal. Si la Coupe du monde 2026 devait initialement constituer une manne pour l’industrie hôtelière locale, les couacs se sont multipliés. Et les réservations restent pour l’instant en deçà des attentes. Plusieurs facteurs expliquent cette prudence : le prix élevé des billets pour les matches, la hausse des coûts de transport liée à la guerre au Moyen-Orient et la crainte, pour certains voyageurs, d’une ville saturée pendant la compétition. New York doit accueillir huit matchs dont la finale le 19 juillet.

Selon les données de CoStar, les taux de réservation observés à la mi-mai pour la période du Mondial étaient inférieurs à ceux enregistrés à la même période l’an dernier.

Hôtels à New York : des femmes de chambre vont gagner plus de 100 000 dollars par an