
Issu du rapprochement amorcé fin 2022 par Locaboat Développement entre deux pionniers historiques du secteur, Locaboat et Nicols, Riverly s’impose désormais comme une marque unifiée. Ce repositionnement répond d’abord à un impératif de rationalisation, visant à fusionner des structures autrefois dupliquées, mais également à une ambition d’internationalisation.
Le choix du nom n’est pas non plus un hasard – Riverly, pensé pour résonner aussi bien auprès des publics francophones, germanophones ou anglophones, illustre cette volonté d’expansion. « L’idée, c’est de tout faire converger. En fait, c’est toujours pareil, l’union fait la force, résume Jérôme Faucheur de Battisti, PDG de l’entreprise. Avec Riverly, on préempte l’univers du fluvial, de la rivière, ce qui nous rend beaucoup plus identifiable. »
« On veut créer la river life »
Pour accompagner cette nouvelle identité, l’opérateur repense sa stratégie de conquête. Car si l’entreprise a bénéficié d’un puissant « bouche-à-oreille », selon le dirigeant, elle souhaite aujourd’hui passer à une évangélisation plus globale de son offre. L’objectif : faire connaître un produit encore trop ignoré du grand public, insiste Jérôme Faucheur de Battisti. Ce travail de pédagogie vise tout particulièrement le marché français, qui représente 30% des usagers, contre 70% de vacanciers étrangers – notamment britanniques, suisses et allemands. Mais la dynamique s’annonce prometteuse : Riverly revendique un volume global de réservations en hausse de 30% sur le marché français.
Sa volonté, c’est désormais de dépoussiérer l’image de la navigation intérieure. « Notre vraie ambition, c’est de recréer le succès de la van life. On veut créer la river life », confie le directeur général.
Une flotte de 550 bateaux
Cette nouvelle approche cible une clientèle multigénérationnelle, désireuse de retrouver du sens et de la proximité dans ses échappées. « On est dans le slow tourisme, et même au sens littéral. Nos bateaux ne vont pas à 50 nœuds, s’amuse Jérôme Faucheur de Battisti. C’est aussi découvrir un autre tempo : celui des vacances où l’on prend le temps. »
L’entreprise s’appuie sur une flotte harmonisée de 550 bateaux pour deux personnes au minimum. Les embarcations sont réparties sur 39 bases dans sept pays européens dont la France. Dans l’Hexagone, Riverly offre la possibilité de naviguer sur le Canal du Midi, le canal de Nantes à Brest ou encore celui de la Garonne.
L’offre globale s’articule autour de quatre gammes de confort, de classique à premium plus et de deux lignes de navires : les « pénichettes » traditionnelles et les cruisers.

Sans permis, et en autonomie
L’un des défis majeurs pour attirer de nouveaux clients consiste à lever les freins liés à l’appréhension du pilotage. Le modèle a beau reposer sur une accessibilité totale, une courte formation d’une heure et demi suffisant pour prendre la barre, rares sont les novices à franchir le pas. « Sans permis, c’est sans permis, rassure Jérôme Faucheur de Battisti. C’est très facile à piloter ». Une fois sur l’eau, les voyageurs bénéficient par ailleurs d’une autonomie complète. « On leur donne des piquets et des bouts et ils peuvent s’arrêter vraiment où ils veulent – c’est d’une grande liberté. »
La démocratisation de ce « slow tourisme » s’accompagne d’engagements écologiques : Riverly verdit activement sa flotte grâce à la conversion de ses navires aux biocarburants et au déploiement de modèles 100% électriques dans les régions qui le permettent. Un positionnement qui permet de promouvoir un tourisme résilient et ancré dans les territoires. « C’est un tourisme local respectueux des parcours qu’on emprunte. On est à l’opposé du week-end à Dubaï », ironise le directeur.
Faire connaître le produit
Historiquement, l’entreprise s’est appuyée sur un réseau de distributeurs spécialisés dans le nautisme et sur une forte présence digitale. Riverly élargit désormais sa stratégie de commercialisation.
Pour améliorer sa notoriété, la marque entend sortir de sa niche. Riverly travaille activement à l’intégration de distributeurs plus généralistes et d’agences de voyages traditionnelles au sein de son réseau. Cette offensive commerciale dépasse largement les frontières européennes, avec une cible prioritaire : les États-Unis. Sur le marché nord-américain, des destinations emblématiques comme le Canal du Midi jouissent déjà d’une renommée mondiale, offrant un potentiel de développement considérable.
Confiant dans cette dynamique globale, Jérôme Faucheur de Battisti conclut : « C’est un produit qui a un bel avenir devant lui ».
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Tourisme fluvial : Riverly veut profiter de l’engouement du slow tourisme
