Air Austral, au bord du gouffre après le Covid, redevient bénéficiaire​Florian De Paola avec l’AFP

À l’issue de l’exercice 2025/2026 clos fin mars, Air Austral renoue avec les bénéfices. La compagnie aérienne française indique en effet avoir dégagé un bénéfice net de 1,5 million d’euros à la fin de la période. Sauvée par des aides de l’État en 2021 et 2022, après une chute de la demande entre la métropole et l’Outre-mer français, la compagnie était sommée de trouver une « solution durable » à ses difficultés.

Elle avait alors lancé une stratégie baptisée « croissance rentable », qui a porté ses fruits. « Cette performance est le fruit d’une exécution rigoureuse de notre plan, fondée à la fois sur l’optimisation de notre réseau, le développement ciblé de nos recettes, une gestion exigeante de nos coûts et une attention constante portée à la satisfaction de nos clients », estime le président du directoire, Hugues Marchessaux.

Vers une hausse des coûts

Air Austral fait état d’un chiffre d’affaires en hausse de 5%, à 464 millions d’euros. La compagnie se félicite notamment de la hausse du taux de remplissage, à 92% (+2 points). « Cette étape n’est pas une finalité », assure Hugues Marchesseaux. Le dirigeant explique vouloir « inscrire durablement Air Austral sur une trajectoire de profitabilité, renforcer sa compétitivité et poursuivre son développement ».

La compagnie tire une bonne partie de son chiffre d’affaires d’une ligne fréquentée, mais où la concurrence est rude, notamment face à Air France ou Corsair : Paris-La Réunion. Sur une autre ligne moins fréquentée, mais vitale pour un département français, Paris-Mayotte, Air Austral compte augmenter sa fréquence, passant à neuf vols hebdomadaires, contre cinq actuellement.

Concernant l’exercice 2026-2027, la compagnie « entend maintenir cette dynamique » grâce entre autres à « un trafic au rendez-vous sur la saison été ». Les coûts devraient être nettement plus élevés, en raison de la hausse des prix du kérosène. Air Austral y répond par plusieurs mesures (vente anticipée de ses Airbus A220-300, hausse des prix des billets via une surcharge carburant, stratégie de couverture carburant…).

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