Locations type Airbnb : Nice passe de 90 à 120 jours​L’Echo touristique avec l’AFP

L’an dernier, l’ancienne municipalité avait pourtant durci les conditions pour les propriétaires, dans le sillage de la loi Le Meur, alors que la ville, où le logement représente un défi de taille pour les actifs, voit son offre de location touristique meublée grimper chaque année.

Mais vendredi, la durée maximale de location d’une résidence principale est passée de 90 à 120 jours. Pour ceux qui dépassent ce quota, la validité d’une autorisation de changement d’usage est remontée de trois à cinq ans, tandis que les quotas instaurés dans les quartiers les plus touchés ont été assouplis.

10,6 millions de taxes de séjour

« Il ne faut plus qu’on augmente le nombre d’emplacements meublés touristiques », a promis M. Ciotti en conseil municipal, tout en rappelant que la ville percevait 25 millions d’euros de taxes de séjour par an, dont 10,6 millions pour les emplacements meublés touristiques.

L’allongement de la durée de localisation d’une résidence principale procède du respect de la propriété privée, at-il ajouté en estimant que le macronisme avait fait des propriétaires ses « vaches à lait ».

L’allongement de la validité des autorisations de changement d’usage est en revanche un choix pragmatique dans la mesure où le service ne dispose que de 10 agents. Si les dossiers ne reviennent que tous les cinq ans, cela leur laisse plus de temps pour les contrôles sur le terrain, pour l’instant quasi-inexistant.

La gauche critique

De même, l’assouplissement des quotas est un compromis pour mettre fin à une procédure engagée par des loueurs devant la justice administrative.

« On met désormais autant de meublés touristiques sur le marché qu’on ne crée de logements sociaux », a regretté Juliette Chesnel-Le-Roux, conseillère municipale de gauche. « L’extrême droite dit défendre les Niçois en remplaçant ses habitants par des porteurs de valises à roulettes ».

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