Ludovic Rigel (LMX Voyages) : « Notre défi ? Continuer de grandir dans un marché en décroissance »​Florian De Paola

Il y a quelques semaines, LMX Voyages organisait son tout premier éductour en Égypte. « C’est une destination phare pour nous. Nous y avons donc emmené 30 agents de voyages du réseau Prêt-à-Partir, qui a été notre premier partenaire au moment de notre lancement », précise Elodie Bechtel, responsable marketing et communication de LMX Voyages. Snorkelling, visite de Louxor, plages d’Hurghada : le voyagiste n’a pas « révolutionné la formule », mais elle fait toujours recette. « On l’a constaté dès la semaine suivante en regardant les ventes », assure Elodie Bechtel.

Surtout, l’organisation de ce premier voyage de formation illustre « le volume nécessaire » qu’a réussi à atteindre LMX Voyages, selon Ludovic Rigel, son directeur général. « Sans un matelas suffisant de clients, on ne peut pas organiser d’éductour », précise celui qui a piloté FTI Voyages au moment de la chute de sa maison mère, FTI Touristik. Désormais, la machine semble lancée, et le voyagiste, lui aussi d’origine allemande, maintient ses ambitions élevées.

« Une croissance à trois chiffres »

Sans donner de chiffre précis, Ludovic Rigel assure que LMX Voyages enregistre « une croissance à trois chiffres » et un doublement du nombre de clients à l’issue de sa première année d’exercice. « C’est ce que nous avions prévu : nous sommes dans une phase de conquête de parts de marché ». Mais la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences sur la chaîne mondiale du voyage a eu « un impact » pour le tour-opérateur comme pour les autres. « On ne sait pas encore dans quelle mesure on pourra récupérer ce que le marché n’a pas généré pendant ces trois mois ».

Le pic estival approchant, ce sont désormais les ventes de dernière minute qui décideront des contours définitifs de la saison estivale. « Nous sommes plutôt bons en la matière, donc nous sommes confiants. Notre défi, c’est de continuer de grandir au sein d’un marché en décroissance », explique Ludovic Rigel. Depuis quelques semaines, les ventes repartent à la hausse. Et ce malgré « des prix très hauts » pour l’Espagne et plus globalement l’Europe, quand « la Turquie, l’Égypte ou la Tunisie » proposent des rapports qualité/prix « imbattables ». Mais les regards sont déjà tournés vers 2027.

Vers une année 2027 « compliquée » ?

Une année que Ludovic Rigel anticipe déjà comme « compliquée », élection présidentielle oblige. « Il y a beaucoup de menaces politico-économiques en France qui pourraient impacter notre activité et qu’on ne peut pas nier », juge le dirigeant. Et sans préciser davantage ses objectifs, LMX Voyages maintiendra le cap de « la croissance rentable. On sait comment faire du volume, ça n’est pas difficile. Mais ça ne m’intéresse pas si notre activité n’est pas rentable ».

LMX Voyages, qui visait « 20 à 25 000 clients cette année » et des opérations à l’équilibre, sera d’ailleurs « dans le vert » sur les indicateurs les plus stratégiques, assure Ludovic Rigel. Le voyagiste attend désormais l’intégration à la plateforme Orchestra, prévue en fin d’année, pour accélérer sa croissance.

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