En 2025, l’APST a renforcé son assise financière​Florian De Paola

Lors de la 61e assemblée générale de l’Association professionnelle de solidarité du tourisme (APST) organisée à Paris, Mumtaz Teker, son président, a dressé le bilan d’une année 2025 pendant laquelle la structure a « confirmé la pertinence de son modèle ». La preuve par les chiffres. « Nous avons renforcé nos fonds propres », assure celui qui préside par ailleurs Pacha Tours.

Le fonds de garantie de l’APST atteint désormais 39,7 millions d’euros, contre 33,3 millions d’euros à l’issue de l’année 2024. « Notre trésorerie avoisine 70 millions d’euros », chiffre Mumtaz Teker. Avec près de deux milliards d’euros « d’engagements théoriques », selon Emmanuel Toromanof, le secrétaire général de l’APST, l’association domine le marché français de la garantie financière du voyage, avec 52% de parts de marché. L’APST a dépensé plus de 6,6 millions d’euros pour gérer les sinistres enregistrés en 2025.

Une profession assez dynamique

Ces bonnes performances s’expliquent par « une gestion rigoureuse des ressources de l’association », estime Mumtaz Teker. Mais le dynamisme de la profession y concourt aussi largement. L’APST a en effet reçu 396 demandes d’adhésion en 2025, dont 306 validées. « Parmi ces nouveaux adhérents, 261 sont de nouveaux acteurs dans la profession », précise Emmanuel Toromanof. Par ailleurs, 83 radiations ont été prononcées par l’APST.

À noter également : la bonne santé financière des entreprises du tourisme par rapport aux chiffres portant sur l’économie globale. « Les défaillances d’entreprises ont augmenté de 3,1% en France en 2025 », pose Mumtaz Teker. « Elles reculent de 12,8% dans le tourisme. Et de 30,7% concernant les adhérents de l’APST ». 22% des défaillances observées dans le secteur sont dans le périmètre de l’APST, contre 28% en 2024.

En 2026, l’APST va accélérer la digitalisation déjà bien entamée de nombre de ses services. La facturation électronique, qui deviendra obligatoire dès le 1er septembre prochain, est évidemment l’un des sujets clés pour l’année en cours. Le développement d’outils puisant dans l’intelligence artificielle (IA) est également à l’ordre du jour, « pour que nous puissions traiter nos données, en interne, en étant certain que rien ne sorte », conclut Emmanuel Toromanof.


Trois nouvelles administratrices

En marge de l’assemblée générale, l’APST a élu de nouveaux administrateurs pour la catégorie A représentant les agences de voyages et les tour-opérateurs. Christine Petyt (Désirs 2 Rêves), Chrystelle Diaz (Europe Tours Voyage) et Charlotte Marcus (Aerticket France) ont ainsi été élues au conseil d’administration de l’association. Leur mandat court sur trois ans.

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