
Sur les cinq premiers mois de l’année, la fréquentation touristique de l’Égypte progresse de 4%, assure Sherif Fathy, le ministre du tourisme et des antiquités du pays, en visite à Paris. Le marché français se montre même plus dynamique avec une hausse de 22% du nombre de voyageurs venus de l’Hexagone entre janvier et mai 2026.
Selon Sherif Fathy, la guerre déclenchée fin février n’a donc « pas eu d’impact négatif » sur l’attractivité touristique de l’Égypte, malgré des réservations très timides lors des jours suivants les premiers combats. « Les gens suivent l’actualité et sont informés. Très vite, ils ont compris que l’Égypte était éloignée des zones de combats », poursuit le ministre.
Des initiatives pour soutenir le trafic aérien
Selon lui, la principale menace sur l’essor du tourisme égyptien est plutôt d’ordre économique. « Le coût du kérosène et les tensions régionales alourdissent le prix des billets d’avion. Cela pourrait pousser certains voyageurs à préférer une destination du Sud de l’Europe, accessible en voiture », analyse Sherif Fathy.
L’Égypte a d’ailleurs pris plusieurs initiatives visant à soutenir le trafic aérien (réduction des charges aéroportuaires, subvention aux vols charters…). Un levier que le pays active régulièrement pour maintenir l’attractivité commerciale de la destination auprès des tour-opérateurs et compagnies aériennes en période de turbulences.
En 2025, le pays des Pharaons a reçu plus de 19 millions de touristes internationaux (+20,5%) : un record. Plus de 500 000 d’entre eux étaient Français (+30,7%).
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