Canicule : l’hôtellerie-restauration accuse de lourdes pertes​Florian De Paola

La vague de chaleur qui a frappé la France et l’Europe en juin n’a pas épargné les cafés, hôtels et restaurants. Selon une enquête* menée par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), neuf professionnels sur dix déclarent avoir subi un impact négatif sur leur activité. Et ce même si la moitié des établissements interrogés étaient équipés d’un système de climatisation.

Plus de 65% des établissements signalent ainsi des annulations et des reports de réservations. Côté chiffre d’affaires, 55% des répondants enregistrent une forte baisse, et 30% estiment leurs pertes à plus de 30% par rapport à la même période de l’année précédente. Un recul d’autant plus pénalisant qu’il survient au début de la pleine saison estivale.

Des équipes en difficulté mais solidaires

À la baisse d’activité s’ajoutent des dépenses imprévues. Selon l’enquête, 60% des professionnels signalent des surcoûts directs : maintenance et réparation d’équipements (27%), achat de matériel de climatisation ou de ventilation (21%) et pertes de marchandises (17%).

Pour les équipes, la période n’a pas été facile non plus. 79% des établissements rapportent une fatigue accrue (40%), des difficultés à travailler en cuisine ou en extérieur (29%), des recours à des pauses supplémentaires (17%). Pour y faire face, les professionnels ont adapté horaires, tenues et cartes, sans attendre de consignes extérieures.

Malgré les difficultés, le secteur a tenu à se montrer solidaire. Ainsi, 43% des établissements ont mis de l’eau à disposition du public ou fourni des glaçons aux pompiers et aux hôpitaux. L’Umih souhaite par ailleurs que l’expérience serve de leçon. En plus d’un courrier précisant les conséquences économiques de cette canicule à Serge Papin, le syndicat, qui fédère plus de 35 000 établissements en France, réunira prochainement ses cinq présidents de branches pour mieux préparer le secteur aux futures vagues de chaleur.

*Résultats collectés du 25 au 29 juin 2026 auprès de plus de 1 000 professionnels de toute la France dont 71 % sont un restaurant, un café ou un bar

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