
En France, le classement des hébergements touristiques, de 1 à 5 étoiles, joue un rôle clé en aiguillant les voyageurs. Un nouveau référentiel entre justement en vigueur le 1er juillet 2026 pour les seuls villages de vacances, et ce, en vertu de deux textes parus au Journal officiel du 24 mai qui rendent caduc l’arrêté du 6 juillet 2010 : l’arrêté du 22 mai 2026 et le décret n°2026-402.
38 critères sur le développement durable
Depuis 16 ans, les attentes ont effectivement évolué, ce qui rendait impérieuse une refonte des conditions d’éligibilité. Les changements les plus notables portent sur les équipements proposés, mais aussi et surtout sur le développement durable. Les textes prévoient désormais 38 critères sur le sujet de l’écologie au sens large, contre 14 précédemment. « Le nombre de critères liés aux enjeux environnementaux a ainsi plus que doublé », souligne Pierre Martin, sous‑directeur des affaires réglementaires.
Surtout, 22 d’entre eux deviennent obligatoires, « notamment concernant la gestion de l’eau, la gestion d’énergie, le tri des déchets, l’information des clients sur les écogestes et l’accessibilité », ajoute Pierre Martin.
Les clients peuvent faire perdre une étoile
Autre point d’importance : les clients pourront, dans certaines conditions, faire perdre des étoiles à un établissement. C’est l’autre principale nouveauté du décret.
« Cette procédure de réclamation existait déjà dans les autres filières des hébergements touristiques. Nous avons donc veillé à son harmonisation. »
Concrètement, si un vacancier dépose une réclamation sérieuse montrant qu’un village ne respecte plus les critères de son classement, Atout France pourra engager une procédure contradictoire et retirer ou abaisser le classement avant son échéance. Jusqu’à présent, le classement était essentiellement réexaminé lors de son renouvellement, tous les cinq ans.
61% des villages de vacances classés
Selon Atout France, la France abrite près de 900 villages de vacances dont 545 classés, soit 61% du parc. « Le classement des villages de vacances rencontre un peu moins de succès que celui des hôtels et des campings, reconnaît Pierre Martin. À la faveur de la modernisation du référentiel, nous espérons que le nombre d’établissements classés augmentera. »
Le nouveau référentiel résulte d’un travail conjoint entre Atout France, la Direction générale des entreprises et les professionnels du secteur, notamment la FNRT et l’UNAT. Son évolution compte, même si les consommateurs ont pris l’habitude de faire leurs choix en fonction d’autres critères, à commencer par les avis postés sur les réseaux sociaux.
Villages de vacances : ce qui change avec le nouveau classement, dès le 1er juillet
