Aérien : en 2025, les États-Unis plafonnent, l’Asie et le voyage premium s’envolent​Eglantine L’Haridon avec l’AFP

Les États-Unis ont conservé leur rang de premier marché aérien mondial en 2025 avec 890,1 millions de passagers. Le pays a toutefois enregistré la croissance la plus atone du top 10 mondial (+1,6%). Fort de 776,1 millions de voyageurs, le marché chinois a affiché de son côté une progression de 4,8%. Le Royaume-Uni (269,7 millions), l’Espagne et le Japon ont complété le peloton de tête du classement dressé par l’Association internationale du transport aérien (Iata).

L’Asie en forte croissante

D’après de multiples prévisions, la Chine devrait devenir le premier marché au cours des années 2030. Airbus, par exemple, estime qu’en 2045, le marché des vols intérieurs chinois devrait être d’environ un tiers plus grand que le marché des vols intérieurs américains.

L’épicentre de la croissance a globalement basculé vers l’Asie. L’Asie-Pacifique a exercé une domination écrasante sur les liaisons les plus fréquentées. Les couloirs domestiques ont monopolisé le sommet du palmarès, dominé par l’axe sud-coréen Séoul-Jeju (13,3 millions de passagers) et deux lignes japonaises. En comparaison, l’Europe a culminé à 2,1 millions de voyageurs sur son corridor le plus dense, entre Barcelone et Palma de Majorque.

Le segment premium en hausse

L’Asie centrale a décollé spectaculairement. Le Kazakhstan (+40%) et l’Ouzbékistan (+16,9%) se sont imposés comme les marchés les plus véloces à l’échelle planétaire, suivis par un marché vietnamien particulièrement vigoureux (+14,8%).

Le trafic de haute contribution a constitué un autre moteur de cette année. Avec 109,7 millions de passagers internationaux, le segment premium a signé une hausse annuelle de 4,5%. L’Europe a généré les plus gros volumes (39,7 millions de billets), mais l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient concentré la part la plus élevée de cette clientèle stratégique. L’Amérique latine a quant à elle réalisé une percée remarquée avec un bond de 22,1% de ses voyageurs haut de gamme.

Dans les airs, le paysage s’est redessiné. Les mono-couloirs historiques, le Boeing 737 et l’Airbus A320, ont continué d’assurer l’essentiel des rotations. Le recours aux gros porteurs de nouvelle génération s’est cependant accéléré de manière fulgurante. Les vols en Boeing 787 et Airbus A350 ont respectivement bondi de 40,8% et 117,4% par rapport à 2019. Cette rationalisation de la flotte mondiale a scellé le déclin du très gros porteur A380, dont l’exploitation a reculé d’un quart en 2025.

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