
Aux dégâts matériels s’ajoute une perte d’activité immédiate et future. Interrogé ce matin par nos confrères de TF1, Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, a exposé les trois niveaux d’aides à la disposition des entreprises sinistrées.
Pas de « quoi qu’il en coûte »
Les compagnies d’assurances prendront en charge les acteurs économiques qui ont subi les incendies, a-t-il rappelé. Les assureurs acceptent exceptionnellement la déclaration de sinistre jusqu’au 31 août, confirme la fédération France Assureurs.
Les entreprises situées dans les zones évacuées (13 000 entreprises dans la seule Gironde) ont pour leur part accès à l’activité partielle.
Enfin, pour les entreprises qui pâtissent d’une baisse d’activité « par effet de bord », et accueillent ainsi « moins de touristes », « on va faire preuve de souplesse administrative », a précisé le ministre.
L’administration « peut aussi être empathique » et accepter ainsi des reports de charges Urssaf et autres. Les entrepreneurs doivent alors en faire la demande auprès de la médiatrice du crédit ou du médiateur des entreprises. Le gouvernement ne prévoit donc pas d’indemnisations élevées mais plutôt des facilités de trésorerie. Et le ministre s’engage à veiller à ce que le dispositif existant « fonctionne bien » et « soit efficace » et rapide. Interrogé par L’Écho touristique, le cabinet du ministre précise que des discussions démarrent avec les assureurs pour éventuellement couvrir la perte générale d’activité.
Gironde : « La saison n’est pas terminée »
Serge Papin a également évoqué « le plan de relance » en coordonnant les efforts entre la région, Bordeaux et le département. « La saison n’est pas terminée, on va gagner contre cet incendie. »
Les autorités comptent en partie sauver le mois d’août, malgré la vague d’annulations de réservations observées par les campings, les hôtels et les autres hébergements touristiques ces derniers jours. L’appel de la préfète de Gironde Sophie Brocas « à ne pas rejoindre la Gironde tant que le feu n’est pas fixé » a alimenté les désistements.
Pourtant, la Gironde constitue un vaste département, avec des zones touristiques totalement épargnées comme le Médoc et le Libournais. Par ailleurs, le ministre appelle les Français à se montrer « solidaires envers ces territoires » pour maintenir leurs vacances sur place.
Le mégafeu qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde reste « stabilisé » selon la préfecture. Mais la chaleur et le vent pourraient favoriser de nouvelles reprises. Dans les Landes, le feu est désormais fixé. Les habitants peuvent désormais rejoindre leur domicile.
À lire aussi :
- Incendies : les sinistrés ont plus de temps pour déclarer et peuvent recourir au chômage partiel
- Incendies en France ou à l’étranger : quels sont les droits des vacanciers ?
