
Depuis l’annonce du préavis unitaire le 6 mai, aucune négociation n’a abouti entre la direction et les syndicats. À moins d’une semaine du 10 juin, le mouvement de grève semble se confirmer, sans avoir plus de précision sur les potentielles perturbations.
Les quatre syndicats signataires du préavis, CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots, n’ont pas désarmé depuis le 6 mai. La direction, elle, n’a pas officiellement répondu à leurs revendications. Romain Pitelet, secrétaire général adjoint de la CGT-Cheminots, indiquait encore espérer que Jean Castex « reviendra à la raison » et « remettra les cheminots au cœur des discussions » avant l’échéance. Ce n’est pas le cas à ce stade. La grève du 10 juin s’annonce donc comme le premier vrai bras de fer social pour le PDG, nommé en novembre 2025.
Des chiffres sur la souffrance au travail qui ont alourdi le dossier
Depuis l’annonce du mouvement, les syndicats ont étoffé leur argumentaire avec des données qui ont circulé dans la presse et renforcé la pression sur la direction.
Les fédérations cheminotes avancent que les arrêts maladie liés à la santé mentale ont progressé de 40% en 5 ans à la SNCF, et qu’un agent sur 3 déclarerait aujourd’hui souffrir de troubles anxieux ou dépressifs. Elles font également état de 13 cas de suicides recensés ces derniers mois, « une situation pas vécue dans l’entreprise depuis très longtemps », selon Romain Pitelet.
Le plan de transport connu à partir du 8 juin
Concrètement, les voyageurs auront une visibilité sur les suppressions de trains à partir du dimanche 8 juin, soit 48 à 72 heures avant le départ. Le plan définitif, lui, ne sera confirmé qu’à J-1, le lundi 9 juin vers 17h. En cas de suppression, le remboursement est intégral et l’échange est gratuit. Pour Ouigo, un remboursement en bon d’achat à 100% reste possible.
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