
Construit au début des années 1990 au sein des Ateliers et Chantiers du Havre, le Club Med 2 est depuis reconnu comme un fleuron de la navigation de plaisance à la française. C’est à l’occasion de la convention annuelle du Cediv, rassemblant agents de voyages et partenaires, que nous avons posé nos valises à bord de ce géant des mers. Dès l’embarquement, l’accueil donne le ton : le chef de village, Adrien Gailhac, accueille les passagers avec enthousiasme, dans la tradition des mythiques clubs de vacances. Serviette humide, coupe de champagne, puis on nous donne l’accès à notre cabine. Fidèle à l’esthétique de la marque au trident, c’est à l’aide d’un bracelet que nous pourrons en ouvrir la porte.
Navigation en Méditerranée
Ses dimensions impressionnent et rassurent à la fois. Avec ses 187 mètres de long et ses cinq mâts vertigineux qui déploient plus de 2500 mètres carrés de voilure automatisée, il offre une silhouette reconnaissable entre toutes. Si le navire diffère des bateaux de croisière les plus classiques, il ne confère toutefois pas une impression de voilier d’antan : ses cinq voiles, automatisées, ne seront que peu hissées dans les eaux calmes de la Méditerannée. Le bateau surpasse allègrement les yachts privés classiques, mais reste indéniablement un navire à taille humaine : le voilier peut accueillir jusqu’à 328 passagers, encadrés par 207 membres d’équipage. Un ratio qui garantit un service attentif et personnalisé – une promesse de la gamme Exclusive Collection du voyagiste.
Durant la saison estivale, s’étendant d’avril à novembre, le navire jette l’ancre dans les eaux bleues de la mer Méditerranée. C’est sur ce bassin que nous avons navigué, profitant de la fluidité du bateau sur une mer clémente. Il propose des itinéraires très variés allant de la mini-croisière de trois jours à des séjours d’exploration d’une semaine complète, le long des côtes italiennes, grecques ou corses.
L’hiver venu, le voilier met le cap sur les eaux chaudes des Caraïbes et de l’Amérique du Sud. La transition entre ces deux zones s’effectue au travers de deux grandes croisières transatlantiques annuelles. Grâce à son faible tirant d’eau (cinq mètres), le voilier s’approche au plus près des côtes. Lors des escales, les « Beachers » (deux petits bateaux-navettes dédiés) assurent des transferts réguliers vers le rivage. Une organisation bien rodée qui permet de débarquer rapidement, les pieds dans le sable ou sur les quais de petits ports inaccessibles aux gros paquebots.

Croisière : on a testé le Club Med 2
