
Défigurant des dizaines de villes franciliennes depuis une décennie, les divers chantiers liés à la construction du Grand Paris Express (GPE) entrent dans leur dernière phase. La ligne 18, qui sera la première inaugurée en Île-de-France depuis plus de trente ans, sera ainsi mise en service « la première semaine de décembre 2026 », promet la Société des grands projets (SGP), maître d’ouvrage de ce titanesque projet de construction d’une grande boucle de métro urbain autour de Paris.
Le premier tronçon de la ligne 18 compte seulement quatre gares (Massy-Palaiseau, Polytechnique, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay), mais il est particulièrement attendu par les quelque 70 000 étudiants, enseignants, chercheurs et salariés travaillant dans des laboratoires, entreprises ou grandes écoles établis sur le plateau de Saclay.
Jusqu’à l’aéroport d’Orly
Le « transfert en gestion technique », c’est-à-dire le moment où la SGP va transmettre officiellement les clés de la nouvelle ligne à Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, est programmé pour le « 30 septembre ». Il sera suivi d’une « marche à blanc » de deux mois assurée par Keolis, qui exploitera la ligne, mais aussi par RATP Infrastructures, chargé de l’entretien de ce nouveau réseau. Fin 2027 est prévue l’ouverture du deuxième tronçon de cette ligne 18, qui atteindra l’aéroport d’Orly.
En revanche, la mise en service de la future ligne 15-Sud, un arc de 16 stations irriguant le sud et l’est de Paris et desservant notamment l’hôpital Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne), sera décalée de six mois, annonce la SGP. Elle interviendra à « l’automne 2027 », au lieu d’avril 2027. La ligne dessinera un arc de 33 kilomètres au sud et à l’est de Paris, quadrillé par 16 gares entre Pont de Sèvres (Hauts-de-Seine) et Noisy-Champs (Seine-Saint-Denis). « Nous ne sommes pas satisfaits d’annoncer ce recalage, nous préférerions ne pas avoir à le faire, mais la transparence est importante », estime le président du directoire de la SGP, Jean-François Monteils.
Ce nouveau report survient après un premier dérapage il y a deux ans. Selon la SGP, il est dû à un retard de trois mois pris lors du changement de bureau d’étude intégrateur, en 2024, et à un autre retard de trois mois lié à un « effet d’inertie » entre les 835 entreprises concernées par le projet, notamment lors de la pause d’équipements sur les voies pour commencer les essais.
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