
Le Japon s’apprête à revoir en profondeur sa politique tarifaire en matière de visas. À compter du 1er juillet 2026, les frais de délivrance des visas augmenteront fortement pour les ressortissants des pays soumis à cette obligation d’entrée. Il s’agit de la première révision de ce type depuis 1978.
Selon les informations communiquées par le ministère japonais des Affaires étrangères, le coût d’un visa à entrée unique passera de 3 000 yens (environ 18 euros) à 15 000 yens (près de 93 euros). Les visas à entrées multiples connaîtront la même évolution, leur tarif étant relevé de 6 000 à 30 000 yens, soit environ 185 euros. Cette hausse concerne l’ensemble des voyageurs étrangers devant obtenir un visa avant leur arrivée au Japon, notamment les ressortissants de marchés importants pour le voyage d’affaires tels que la Chine, l’Inde, les Philippines ou encore plusieurs pays du Moyen-Orient.
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Des tarifs qui ne reflètent pas les coûts
Pour justifier cette décision, les autorités japonaises mettent en avant l’accumulation de près d’un demi-siècle d’inflation ainsi que les évolutions des taux de change. Le gouvernement estime que les tarifs en vigueur ne reflètent plus les coûts administratifs liés à l’instruction des demandes de visa et à la gestion des procédures migratoires.
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Cette réforme intervient dans un contexte de forte augmentation de la population étrangère résidant au Japon. Fin 2025, celle-ci atteignait un niveau record de 4,13 millions de personnes, poussant les services d’immigration à renforcer leurs effectifs, leurs infrastructures et leurs outils technologiques. Pour les entreprises et les voyageurs d’affaires concernés, cette augmentation représentera un coût supplémentaire à intégrer dans les budgets de déplacement. Si le montant d’un visa à entrées multiples demeure relativement limité au regard du coût global d’un voyage professionnel vers Tokyo, l’impact pourrait être plus sensible pour les organisations dont les collaborateurs effectuent des déplacements fréquents vers l’archipel.
74 pays et territoires bénéficient d’une exemption
Les voyageurs issus des 74 pays et territoires bénéficiant actuellement d’une exemption de visa, parmi lesquels les États-Unis, l’Australie, la Corée du Sud ou encore 39 états européens dont la France, ne sont pas concernés par cette hausse. Ils pourraient toutefois être soumis à de nouvelles formalités dans les prochaines années. Le Parlement japonais a en effet adopté en mai 2026 le cadre législatif permettant la création du Japan Electronic System for Travel Authorization (JESTA), un système d’autorisation électronique inspiré de l’ESTA américain. Son entrée en vigueur est envisagée entre 2028 et 2029.
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Parallèlement, le Japon prévoit également de relever plusieurs frais liés à l’immigration de long séjour, notamment ceux concernant les demandes de résidence permanente et certaines démarches de renouvellement ou de changement de statut de résidence.
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