Bourse des Voyages mise sur les groupes pour relancer sa croissance​David Savary

Après la reprise en 2023 de Viaticum, entité chapeautant Bourse des Vols et Bourse des Voyages, « les premières années avaient bien démarré », souligne Caroline Gachet, directrice marketing et e-commerce de Penguin World. Avant d’admettre un coup de frein lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

L’activité forfaits, portée par Bourse des Voyages, reste davantage sous pression que le segment aérien. « Nous accusons aujourd’hui une baisse d’environ 20% sur les packages par rapport à l’an dernier », indique la responsable. Une tendance qui reflète également les difficultés rencontrées par l’ensemble du marché. Bourse des Voyages observe néanmoins des signaux encourageants grâce aux réservations de dernière minute, notamment vers les destinations du bassin méditerranéen.

Les forfaits en retrait, l’activité vols en progression

Si l’activité packages est en recul, celle de Bourse des Vols affiche, en revanche, une croissance de 15% par rapport à l’an dernier. Une progression portée par plusieurs facteurs. « Nous avons augmenté nos investissements marketing. Nous avons également bénéficié de disponibilités de dernière minute proposées par les compagnies aériennes et d’une pression tarifaire un peu moins forte », explique Caroline Gachet.

Les flux affinitaires demeurent également un moteur important de l’activité aérienne. « La Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et Alger restent nos destinations les plus performantes. Ce sont des marchés très fidèles qui reviennent systématiquement dans nos meilleurs résultats », résume la directrice marketing et e-commerce.

La Laponie suédoise

Sur la fin d’année, Penguin World mise également sur son activité de production de voyages via son tour-opérateur Quartier Libre, notamment avec ses séjours en Laponie suédoise. « Ce type de destinations nous permet de nous différencier d’une offre souvent très standardisée. Nous avons une programmation musclée sur la Laponie suédoise, avec des tarifs compétitifs. Même si la concurrence s’est développée, cette destination continue de très bien fonctionner et reste notre produit phare », affirme Caroline Gachet. 

Au-delà du marché individuel, Penguin World entend désormais accélérer sur le segment des groupes. L’entreprise développe parallèlement son offre à destination des comités sociaux et économiques (CSE), des associations et des amicales, un marché encore peu exploité jusqu’ici.

Bourse des Voyages mise sur les groupes pour relancer sa croissance
L’équipe Bourse des Voyages à l’Adidas Arena. © David Savary

« Nous misons beaucoup sur cette activité. Nous savons répondre aux besoins des CSE et des associations. Nous sommes convaincus que ce développement contribuera à atteindre nos objectifs de croissance », assure la responsable.

L’entreprise est désormais référencée auprès de plusieurs plateformes dédiées aux CSE, où elle commercialise à la fois Bourse des Vols et Bourse des Voyages.

L’objectif de 50 millions d’euros est maintenu

Malgré un contexte économique incertain, Penguin World, présidé par Raphaël Torro, ne revoit pas ses ambitions à la baisse. L’objectif annoncé de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires pour BDV à l’horizon 2030 est maintenu. L’an dernier, la filiale du groupe Pengouin revendique avoir fait partir 14 000 clients, soit une progression de 12% par rapport à 2024.

« Relancer Bourse des Voyages demande du temps. Bourse des Vols bénéficiait déjà d’une forte notoriété, alors que Bourse des Voyages partait de beaucoup plus loin. Construire cette notoriété nécessite des investissements importants, mais nous gardons le même cap et les mêmes objectifs », précise Caroline Gachet.

Pour y parvenir, le groupe poursuivra également ses investissements dans le marketing d’influence, avec notamment des partenariats auprès de créateurs de contenus sur TikTok, Instagram ou Pinterest. Un levier jugé efficace pour accroître la visibilité de Bourse des Voyages auprès d’un public plus large.

Bourse des Voyages mise sur les groupes pour relancer sa croissance