
Une nouvelle vague de canicule frappe, depuis le début de la semaine, une vaste partie du territoire national – et les infrastructures de transport sont mises à rude épreuve. Afin de prévenir les pannes de matériel et les incidents sur les infrastructures, l’opérateur supprime des dizaines de trains par jour jusqu’à la baisse des fortes chaleurs.
Les liaisons Intercités fortement imputées
Les axes Intercités, portés par des rames Corail vieillissantes, subissent des coupes franches : sur la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), la SNCF a annulé sept trains ce mardi. La mesure sera reconduite ces mercredi et jeudi. La ligne Paris-Clermont-Ferrand fait l’objet de mesures similaires – les trains de 12h58, 13h56 et 15h57 sont supprimés mercredi 8 et jeudi 9 juillet.
La direction justifie ces suppressions par la nécessité de suspendre les circulations aux heures les plus chaudes, les systèmes de climatisation peinant à fonctionner sous de telles chaleurs, empêchant l’opérateur de garantir le confort des voyageurs. Ces températures extrêmes augmentent également le risque d’incidents techniques sur les infrastructures, comme la dilatation des caténaires ou la déformation des rails.
@sncfvoyageurs Pourquoi certains trains Intercités ne circulent pas en cas de fortes chaleurs ? #QuestionSNCFVoyageurs ♬ son original – SNCF Voyageurs
Pays de la Loire : un TER sur cinq supprimé
Les liaisons locales font également l’objet de restrictions : dans les Pays de la Loire, région entièrement placée en alerte canicule, la SNCF a réduit le trafic des TER du réseau Aléop d’environ 20%.
Ces suppressions se concentrent entre midi et 17 heures, et ciblent particulièrement la ligne Nantes-Angers. La SNCF applique ici un principe de précaution pour éviter les pannes de matériel roulant en pleine voie, et conserve ainsi plusieurs trains en réserve pour pallier d’éventuelles défaillances.
De fortes perturbations à la gare Montparnasse
A ces mesures préventives s’ajoutent des évènements extérieurs : mardi après-midi, un incendie de végétation s’est déclaré sur plus de 200 mètres, le long de la ligne à grande vitesse atlantique, près de Marcoussis (Essonne). La coupure d’urgence de l’alimentation électrique a figé les circulations, provoquant des retards de quarante minutes à près de deux heures pour les TGV reliant Paris à Bordeaux, Toulouse et Nantes.
Ce mercredi matin, la gare Montparnasse faisait toujours état de perturbations massives à l’arrivée – mais qui relèvent d’une autre logique. Une porte-parole de la compagnie assure que la situation en gare « n’est pas liée à l’incendie en Essonne, mais seulement à l’allègement du plan de transport dû à la canicule ».

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