
La « griffe » de MMA dans les jardins de la Maison Blanche pour son anniversaire, un interventionnisme inédit dans la plus grande compétition sportive du monde, et, désormais, un aéroport à son nom. L’égo de Donald Trump doit être gonflé à bloc, après l’officialisation du changement de nom de l’aéroport de Palm Beach (Floride). La plateforme devient « President Donald J. Trump International Airport ».
Et pour marquer le coup, l’un de ses fils, Eric Trump, s’y est posé juste après 5 heures du matin ce jeudi, avec l’avion privé du président américain, surnommé « Trump Force One ». « Il n’était pas question que je laisse un avion d’UPS être le premier à s’y poser », a-t-il lancé au micro de Fox News. La classe trumpiste. « C’était un moment incroyablement unique », a-t-il apprécié.
« L’aéroport porte le nom d’un repris de justice »
À l’aéroport, les réactions sont contrastées. « Le président a sans aucun doute fait suffisamment pour mériter qu’un aéroport porte son nom, comme d’autres anciens présidents. Et comme c’est l’aéroport de sa ville de résidence, je trouve que c’est une bonne chose », estime Chris Bailey, un pilote âgé de 55 ans, avec une distance toute relative. « Maintenant l’aéroport porte le nom d’un repris de justice. C’est une farce. Ce n’est pas pour ça que j’ai passé trente ans dans l’armée de mon pays », se désole pour sa part John, un vétéran de 79 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.
Ce changement de nom a été rendu possible grâce à la mobilisation politique de la Chambre des représentants et le Sénat de Floride, dominés par les Républicains. L’aéroport de Palm Beach, une ville connue pour ses plages de sable, se trouve par ailleurs à quelques kilomètres de la résidence privée du président, Mar-a-Lago. Le gouverneur Ron DeSantis, autrefois farouche adversaire de Trump, a cette fois-ci préféré satisfaire l’orgueil de Donald Trump.
En 2025, l’aéroport de Palm Beach a comptabilisé plus de 8,7 millions de passagers (+3%). Desservie par les plus grandes compagnies américaines (JetBlue, American Airlines, United, Delta…), la plateforme est la troisième la plus fréquentée dans la métropole de Miami.
De l’architecture de la Maison-Blanche aux billets de banque, en passant par des bâtiments et lieux emblématiques de la capitale américaine, le président américain n’a de cesse de chercher à imprimer son empreinte. Son nom, un temps apposé à celui de John F. Kennedy sur une grande salle de spectacles de Washington, a toutefois dû être retiré après une décision de justice.
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