Qui est Bertrand Bonnefoi, le nouveau directeur général de Selectour ?​Linda Lainé

Selectour s’apprête à changer de capitaine. Bertrand Bonnefoi (35 ans) s’installera dans le fauteuil de directeur général à compter du 1er octobre. La période de transition a déjà commencé. Depuis le 1er février et jusqu’au 30 septembre, Bertrand Bonnefoi occupe le poste de directeur général adjoint, avant de succéder à Jean-Noël Lefeuvre, lequel dirige le réseau depuis 2017.

Combattre les a priori

Natif d’Alès dans le Gard, ce professionnel bien connu du secteur possède un Bachelor en management hôtelier de l’école Vatel, une licence de droit et Master en management. C’est effectivement dans l’hospitalité qu’il a démarré sa carrière.

Après une première expérience au sein d’Hyatt (2012-13), il poursuit chez Accor jusqu’en 2018, puis chez Timotel et B Signature Hotels & Resorts. Dans l’hôtellerie, l’e-commerce et le marketing guident déjà son parcours.

Pourquoi a-t-il opéré un virage dans la distribution à compter de 2021 ? « J’ai eu l’opportunité de rejoindre Selectour et le défi me plaisait, explique-t-il. Il y a beaucoup d’a priori par rapport au métier d’agent de voyages. Or je suis persuadé du fait que nous pouvons changer les regards. »

Digital first

Bertrand Bonnefoi a donc démarré en plein Covid-19 au sein du réseau à l’hippocampe, aux côtés de Jean-Noël Lefeuvre. « J’ai alors repris le travail d’Edouard Roux de Lusignan puis de Pierre Lecat autour des données comme socle de travail pour le digital. » Le nouveau directeur digital et marketing repense par ailleurs la stratégie SEO/SEA, ainsi que le CRM et les réseaux sociaux. « Nous nous sommes positionnés sur TikTok et avons évolué sur Instagram et Facebook, tout en travaillant notre e-réputation et le marketing classique ».

Quelle sera sa feuille de route ? Même s’il vient du digital, Bertrand Bonnefoi compte placer l’humain au centre. « Je ne veux pas qu’on m’assimile au digital. Je crois profondément à la valeur de l’agence de voyages pour créer des ventes et fidéliser. » Mais la data revient vite dans la conversation. « La data peut bien sûr aider le pilotage des ventes. Je ne dis pas que nous ne l’utilisons pas. Mais nous pouvons mieux le faire. » La marque et la performance économique sont les deux autres piliers sur lesquels il veut s’appuyer pour Selectour.

Dans l’antichambre du GIE Asha

Un autre dossier arrive sur son bureau : les discussions au sein du groupement d’intérêt économique (GIE) Asha.

Toutes les semaines, cinq représentants de Marietton Développement, Selectour et Havas Voyages se réunissent en vue des négociations avec des fournisseurs. « Le directeur général de Selectour intervient dans le GIE pour défendre les adhérents. » Son rôle s’inscrit ainsi en complémentarité avec celui du président de la coopérative, Natale Scaglia. Et surtout, de celui du président du directoire du réseau, l’incontournable Laurent Abitbol. 

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