
Les données compilées par l’Observatoire National des Stations de Montagne font état d’une saison 2025-2026 stable, caractérisée par une progression modérée. La fréquentation globale des massifs affiche une hausse de 2,5%, tirée par un taux d’occupation moyen de 73% – soit deux points de plus que l’exercice précédent.
L’activité sur les pistes suit cette même tendance : selon Domaines Skiables de France, le volume de journées-skieurs est équivalent à celui de la saison passée, bien qu’il dépasse de 5% la moyenne des quatre hivers précédents. L’enneigement, jugé satisfaisant sur cette période, a par ailleurs permis à plus de quarante domaines de maintenir leur ouverture jusqu’à la fin du mois de mars.
Les vacances d’hiver en repli
L’analyse détaillée des nuitées met en évidence un déplacement de la fréquentation. Les vacances d’hiver, période traditionnellement la plus dense, accusent un léger repli avec un taux d’occupation de 81%, contre 84% en 2025. Les professionnels imputent en partie ce tassement à la répartition du calendrier scolaire.
La baisse est toutefois compensée par une dynamique plus marquée sur les périodes inter-vacances. Le mois de janvier enregistre un taux d’occupation de 67%, en hausse de trois points, et le mois de mars atteint 57%, en hausse de cinq points sur une année. Les congés de Noël, de leur côté, restent stables, à 86% de taux d’occupation.
Sur le plan économique, les acteurs locaux constatent un maintien de l’activité. Les écoles de ski rapportent une augmentation de 13% de leurs réservations en ligne et une croissance de 2% des heures d’enseignement dispensées, selon le Syndicat national des moniteurs de ski français.
La clientèle internationale en progression
Des indicateurs qui sont en partie soutenus par la clientèle internationale : la moitié des opérateurs interrogés estiment que la fréquentation étrangère est en progression, un afflux qui permet de consolider les chiffres face à une clientèle française dont le volume stagne pour 43% des stations.
Les chiffres traduisent enfin une mutation continue des habitudes de consommation, directement influencée par les contextes économique et géopolitique, selon l’ANMSM. Les incertitudes liées à l’inflation et au pouvoir d’achat incitent les vacanciers à plus de prudence et de flexibilité : les séjours de courte durée sont désormais le format privilégié par 55% des clients et, parallèlement, 50% des professionnels relèvent une augmentation des réservations de dernière minute.
Cette logique d’attentisme se répercute mécaniquement sur les prévisions à court terme : les réservations pour les vacances de printemps affichaient fin mars un taux de 24%, en léger retrait par rapport aux 26% enregistrés à la même période l’année dernière.
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Montagne : fréquentation en légère hausse pour les stations françaises
