
« Pour vivre heureux, vivons cachés » pourrait être la devise du gestionnaire d’hôtels Hospya (ex-Oréa). Avec plus de 40 ans d’existence, l’entreprise parisienne exploite 27 établissements, dont quinze en participation majoritaire. Six sont gérés en tant qu’actionnaire minoritaire et six autres en gestion pour le compte de propriétaires, sans participation.
« On ne se voit pas gérer 80 hôtels »
Dans un secteur souvent marqué par des stratégies d’expansion rapide, Hospya souhaite quasiment stabiliser son réseau, avec un objectif d’environ 30 hôtels en 2030. « On ne se voit pas gérer 80 hôtels. On veut rester proches des équipes et conserver nos valeurs », indique Sara Brami, directrice générale. Après 11 années dans le marketing au sein de l’industrie pharmaceutique, Sara Brami a pris la succession de son père en janvier 2024.
Elle défend une « une exploitation adaptée à chaque établissement plutôt qu’un modèle standardisé ». « Dans un marché hôtelier parisien plus concurrentiel et plus volatil, la performance dépend désormais autant de l’emplacement que de la qualité de gestion », explique-t-elle.
21 hôtels sur 27 sous enseigne Accor
La majorité des établissements du groupe est opérée sous enseigne Accor (Mercure, Ibis et Ibis Styles), soit 21 hôtels. Ce positionnement n’a toutefois pas toujours été figé. Au fil de son histoire, le groupe a collaboré avec d’autres réseaux, notamment Louvre Hôtels et Holiday Inn, avant de recentrer progressivement son portefeuille sur Accor.
Sur le plan géographique, Hospya s’est totalement recentré sur l’Ile-de-France, ce qui facilite le suivi opérationnel. Les hôtels, de 30 à 40 chambres, arborent majoritairement 3 et 4 étoiles.

Hospya, qui compte 500 employés, travaille sa marque employeur. Dans un contexte de tensions de recrutement, notamment en Île-de-France, le groupe se veut rassurant. « La plupart de nos collaborateurs sont présents depuis de nombreuses années, et ce sont nos premiers ambassadeurs », souligne Sara Brami. La dirigeante insiste sur les perspectives d’évolution de carrière, « de l’apprentissage jusqu’aux fonctions de direction ».
Un léger ralentissement de l’activité
Dans un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques, Hospya, qui ne communique pas sur ses résultats, observe un léger ralentissement sur certaines périodes, notamment en juin. Mais le gestionnaire n’observe aucun signal d’alerte majeur. L’entreprise s’estime plutôt résiliente grâce à son mix entre clientèles affaires et loisirs, ainsi que par la taille contenue des établissements, entre 30 et 40 chambres. Nous ne sommes pas dépendants du Mice », analyse Sara Brami.
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