Velvet dévoile son premier train à grande vitesse et confirme son arrivée sur les rails pour 2028​Eglantine L’Haridon

Prête à s’imposer face aux acteurs historiques, la jeune compagnie ferroviaire Velvet a dévoilé, ce mercredi 22 avril, sa première rame. C’est sur le site industriel d’Alstom, à Bellevue, près de La Rochelle, que la « start-up ferroviaire » a choisi de présenter son premier train vert et lilas.

Fondée par Rachel Picard (ex-SNCF) et Tim Jackson, l’entreprise entend bousculer le marché en proposant une nouvelle offre de transport entre Paris et l’ouest de la France. Les liaisons commerciales, qui cibleront Bordeaux, Angers, Nantes et Rennes, doivent débuter en 2028 – la préfecture de la Nouvelle-Aquitaine en tête.

Mise en circulation en 2028

Le train dévoilé arbore déjà son identité visuelle définitive : les futurs voyageurs pourront identifier les rames Velvet grâce à un habillage extérieur vert foncé et lilas. La compagnie a opté pour les Avelia Horizon, d’Alstom, composé de neuf voitures passagers fabriquées et de deux motrices.

L’intérieur de la rame reste encore dépourvu de ses aménagements commerciaux finaux. Des tests statiques se dérouleront sur le site rochelais jusqu’à la fin de l’année 2026, avant les essais dynamiques, sur le réseau ferré national, en 2027. L’objectif : assurer une mise en circulation pour 2028, comme prévu par Rachel Picard et Tim Jackson.

Le premier train à grande vitesse aux couleurs de Velvet © Velvet

Désengorger l’axe atlantique

Avec cette flotte de 12 trains, Velvet ambitionne d’injecter 10 millions de places supplémentaires par an sur un réseau qu’elle juge en crise capacitaire. La compagnie espère désengorger un axe atlantique aujourd’hui saturé, où elle considère que près de 15% des voyageurs renoncent actuellement à prendre le train, faute de disponibilités.

Si Velvet vient chasser sur les terres de l’opérateur historique, la jeune compagnie entend éviter l’écueil d’une guerre des prix ou d’une confrontation directe. Son positionnement s’écarte du modèle low cost incarné par Ouigo, pour s’orienter vers une alternative misant sur l’expérience voyageur et la liberté de choix. L’enjeu est clair : capter une part de la demande sur un axe atlantique en sous-capacité chronique, où les trains affichent complet des semaines à l’avance, plutôt que de vampiriser la clientèle existante.

Velvet tient à respecter son agenda. La concrétisation de ce projet reposera toutefois sur la capacité d’Alstom à tenir ses engagements, alors que le constructeur ferroviaire fait régulièrement face à des critiques concernant les retards de livraison sur d’autres contrats.

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