Tourisme à Paris : la guerre au Moyen-Orient plombe la fréquentation​Linda Lainé

À Paris, le tourisme ralentit depuis l’attaque de l’Iran par les Etats-Unis et Israël, le 28 février 2026. Au mois de mars, Paris je t’aime, l’office du tourisme de la capitale, note une légère baisse de la fréquentation touristique (-1,5%) par rapport à 2025. La guerre au Moyen-Orient a engendré une chute d’activité. La reprise de la seconde partie du mois (+3,1%) n’a pas compensé la chute de la première quinzaine (-6,8%). Le Congrès de la Société Francophone du Diabète et le Salon Global Industrie à Villepinte l’ont portée.

Au total, la destination a accueilli 3,4 millions de touristes en mars. D’après l’observatoire mensuel de l’office du tourisme, le taux d’occupation hôtelier diminue par conséquent de 1,3%.

Des arrivées aériennes en recul de 3,4%

Toujours en mars, les arrivées aériennes reculent également (-3,4%). Les marchés canadiens (+1,1%, 4e nationalité étrangère), allemands (+4,3%) et danois (+3,1%) ont résisté. A contrario, d’autres nationalités décrochent comme les Italiens (-24,3%), les Portugais (-6,9%) et les Indiens (-19,6%).

À dates comparables, le week-end de Pâques 2026 accuse un léger repli en termes de taux d’occupation hôtelier (-1%). En dehors de ce week-end de trois jours, le début du mois d’avril s’annonce lui aussi en « léger retrait » (-1,9% de taux d’occupation du 5 au 12 avril), ajoute le baromètre.

Mai et juin en berne dans les hôtels

Le printemps et le début de l’été confirment la décroissance touristique. L’érosion atteint à ce jour 3,1% en mai et 4,2% en juin. Le premier semestre 2026 devrait se solder par « une légère baisse du taux d’occupation hôtelier », est-il précisé. 

Paris espère toutefois sauver les meubles pendant certains ponts. « Les week-ends prolongés de la Pentecôte (férié dans plusieurs pays d’Europe) ou du 8 mai devraient profiter des expositions temporaires ouvertes en mars ou en avril (Renoir et l’Amour au musée d’Orsay, Alexander Calder à la fondation Louis Vuitton, Henri Matisse au Grand Palais, Courbet, Pissarro, Cézanne au musée Jacquemart-André, etc.). Nous constatons un léger rebond sur ces week-ends », relève Paris je t’aime.

Rares sont les clientèles étrangères qui augmentent

Au chapitre des arrivées aériennes entre mai et juillet 2026 (vs la même période en 2025), la plupart des marchés dévissent. Les États-Unis (-13,2%), le Canada (-7,9%). Rares sont les clientèles qui progressent (Japon +28,6% ; Brésil +6,2%), comme le montre le tableau ci-dessous.

Dans ce contexte plombé par la guerre au Moyen-Orient, Paris se réjouit des retombées des concerts estivaux (David Guetta, Aya Nakamura, Bad Bunny…). « Le taux d’occupation hôtelier augmente dans le grand Paris en moyenne de +5% lors des plus grands concerts au Stade de France ou à la Défense Arena », indique le baromètre.

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